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publié le 08/03/2010
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Evangile lu dans les églises le dimanche 14 Mars 2010La tendresse d’un père |
Le père aime passionnément ses deux fils. Le départ du cadet l’a fait souffrir… Combien de fois n’est-il pas allé guetter son retour de ce lieu où il l’aperçoit « comme il était encore loin » ? Dans son coeur, il a déjà pardonné, mais pour que son pardon atteigne le rebelle, encore fallait-il que celui-ci prenne conscience qu’il en avait besoin.
Quand il comprend que, loin de son père, il ne peut pas vivre, que sans le pain de son père, il est voué à la mort, celui qui prétendait construire sa vie autour de ses propres désirs abandonne son coeur de fils ingrat. Il retrouve son coeur d’enfant, rempli de confiance en la tendresse de son père : « Il ne me fermera pas sa porte… » Il revient et il peut se jeter dans ses bras de miséricorde qui l’espéraient depuis son départ.
Ce pardon sans condition ulcère le cœur du fils aîné. Un coeur de juste tellement imbu de ses qualités qu’il est inaccessible à la compassion. À moins que son père n’obtienne sa conversion, la parabole se termine sur ce point d’interrogation. Spontanément, le fils aîné souhaiterait qu’avant de penser à pardonner, le père punisse l’inconscient qu’il ne considère plus comme son frère. La justice avant la miséricorde ! Ce genre de calcul est inconnu de Dieu. Va-t-il négocier les conditions de sa rencontre avec Zachée ? Non, « il faut que j’aille cheztoi aujourd’hui ! » (Luc 19, 1.)
Et quand le prodigue revient, vite, le père lui donne le vêtement qui le restitue dans sa dignité de fils. Avec la bague – qui lui permet d’avoir accès à la fortune paternelle –, il le reconnaît comme son héritier, appelé à partager l’éternelle joie du Royaume. Il ajoute aussi des sandales : l’amour de Dieu n’emprisonne pas, il libère. Il faut répondre librement à cet amour et pour cela avoir la possibilité de partir ! Amour passionné oui, jusqu’à la Passion.
Le commentaire du P. JEANCLAUDE BRUNETTI, PRÊTRE À CHAMBÉRY
Le père aime passionnément ses deux fils. Le départ du cadet l’a fait souffrir… Combien de fois n’est-il pas allé guetter son retour de ce lieu où il l’aperçoit « comme il était encore loin » ? Dans son coeur, il a déjà pardonné, mais pour que son pardon attteigne le rebelle, encore fallait-il que celui-ci prenne conscience qu’il en avait besoin.
Quand il comprend que, loin de son père, il ne peut pas vivre, que sans le pain de son père, il est voué à la mort, celui qui prétendait construire sa vie autour de ses propres désirs abandonne son coeur de fils ingrat. Il retrouve son coeur d’enfant, rempli de confiance en la tendresse de son père : « Il ne me fermera pas sa porte… » Il revient et il peut se jeter dans ses bras de miséricorde qui l’espéraient depuis son départ.
Ce pardon sans condition ulcère le cœur du fils aîné. Un coeur de juste tellement imbu de ses qualités qu’il est inaccessible à la compassion. À moins que son père n’obtienne sa conversion, la parabole se termine sur ce point d’interrogation. Spontanément, le fils aîné souhaiterait qu’avant de penser à pardonner, le père punisse l’inconscient qu’il ne considère plus comme son frère. La justice avant la miséricorde ! Ce genre de calcul est inconnu de Dieu. Va-t-il négocier les conditions de sa rencontre avec Zachée ? Non, « il faut que j’aille chez toi aujourd’hui ! » (Luc 19, 1.)
Et quand le prodigue revient, vite, le père lui donne le vêtement qui le restitue dans sa dignité de fils. Avec la bague – qui lui permet d’avoir accès à la fortune paternelle –, il le reconnaît comme son héritier, appelé à partager l’éternelle joie du Royaume. Il ajoute aussi des sandales : l’amour de Dieu n’emprisonne pas, il libère. Il faut répondre librement à cet amour et pour cela avoir la possibilité de partir ! Amour passionné oui, jusqu’à la Passion.
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