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publié le 02/03/2010
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Famille« Je t’aime, moi non plus »En famille, certains donnent du temps, de l’argent ou d’eux-mêmes, et attendent en retour de la reconnaissance ou… rien du tout. Les uns comptent ce qu’ils donnent, les autres ce qu’ils ont reçu. Bref, selon Nicole Prieur, psychothérapeute, la famille est un lieu extraordinaire d’échanges. Pas toujours sans arrière-pensées…
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Pourquoi dites-vous que les réunions familiales sont des moments privilégiés pour régler ses comptes ?
On a beau avoir réussi professionnellement ou avoir construit une famille, on se retrouve devant ses parents ou ses frères et soeurs avec les mêmes blessures qu’il y a vingt ou trente ans. On a l’impression que les parents vont répondre à nos besoins, on espère que la famille va être idéale… Or, ce qui s’est toujours passé se produit à nouveau : on n’a pas le cadeau dont on aurait rêvé, on trouve que nos parents s’occupent plus des enfants des frères ou des soeurs, on est repris dans un jeu relationnel compliqué...
Comment « régler les comptes » ?
Il faut renoncer à dire à ses parents ce qui ne va pas et plutôt aller vers l’autre, l’accepter comme il est, pour ce qu’il est. Il s’agit ainsi de faire le deuil de ce qui n’est pas arrivé et qui n’arrivera plus. Et plus on parvient à solder ses comptes avec ses parents, plus la relation au sein du couple est équilibrée, car on ne déplace plus dans ce domaine les attentes que l’on avait envers ses parents.
Pourquoi ces règlements de comptes sont-ils parfois douloureux ?
Derrière les comptes, chacun attend une reconnaissance importante, parfois même un droit à l’existence. Seule la famille peut nous apporter cette reconnaissance affective, et, surtout, identitaire. Nous cherchons à entendre que nous sommes importants aux yeux de nos parents, à être rassurés sur notre inestimable valeur. Ces demandes sont souvent exorbitantes !
Retrouvez l'intégralité de l'entretien dans Pèlerin n° 6630 du 17 décembre 2009
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 | ISABELLE VIAL (photo :MAGALI DELPORTE / PICTURETANK)

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